COMMUNITY MANAGEMENT | « Auto-Proclamés »
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Je crois profondément en la diversité des avis et en la complexité des évolutions … Aujourd’hui, interviewer Yoann m’est apparut nécessaire puisque sont avis tranche radicalement avec la Langue de Bois traditionnellement très française … Des fois, ça a du bon de ne pas se contenter de « juste » lire des articles/post/news … Le web 2.0 est un outil de partage et le partage passe aussi par « donner son avis ». Ici tous les avis (ou pas n’est-ce pas Gregory) sont bons à prendre et pour une fois que quelqu’un parle en toute franchise, laissons-lui la parole !
(Yoann travaille et pour conserver son poste ou éviter toutes piques douteuses a préféré rester dans l’ombre, j’assumerai pour lui les ripostes éventuelles …)
« Il y a quelques jours j’ai posté un commentaire sur Socializ.fr, voyant le flot de commentaires qui pouvaient être écrits pour défendre son bout de gras, j’ai décidé de réagir. Ce qui n’est pas forcément ma spécialité. Plutôt discret sur la toile, je suis de loin l’actualité autour de ce mot #CommunityManager. On voit des articles : «Qu’est ce qu’un Community Manager ?» «Pourquoi recruter un Community Manager ?» «Le Community Manager, une solution ?» D’ailleurs ces articles sont écrit par des Community Manager eux mêmes. C’est comme si un boulanger écrivait «Pourquoi acheter du bon pain ?» Je ne remets pas en cause la pertinence de ces articles qui sont pour la plupart très intéressants mais j’aimerai bien comprendre pourquoi le Community Manager n’a pas une définition bien claire. Car maintenant les entreprises sont perdues dans le véritable choix de recruter un Community Manager compétent … et je vais m’expliquer dans ce billet grâce à Mathieu qui me laisse écrire ces quelques lignes
Et je commence par les offres d’emplois … Les entreprises ne savent pas pourquoi elles recrutent un Community Manager, voici quelques extraits issus d’offres de profils recherchés.
- Passionnés (oui mais de quoi ?)
- Utilisateur de réseaux sociaux Facebook et Twitter (à en croire les chiffres y’en a un paquet)
- Bon rédactionnel (Vous avez déjà vu une offre qui demandait un illettré ?)
- Passion pour le web 2.0 (Personnellement j’ai plus d’amour pour le Web 3.0 et je regrette un peu l’époque du Web 1.0 … bref le Web 2.0 c’est un ensemble de chose regroupant un tas de données. Comment peut-on être passionné du Web 2.0 ?)
- Ecole ESC ou équivalente (Eclairez moi, il y a une formation Community Manager à l’ESC ? Si oui Meaculpa)
Tout ça pour dire que le profil cité ci-dessus correspondrait parfaitement à ma Prof de Français de 2nd présente sur Twitter et Facebook, qui a une passion pour le cheval et qui a un diplôme équivalent à celui d’une ESC puisqu’elle a passé son doctorat.
Où se cachent dans ces profils « recherchés », les termes : Relationnel, Sociable, Passionné par notre activité, humain, esprit d’analyse, esprit de synthèse.
Personnellement, je ne me vois pas représenter une marque sur un réseau si elle même ne sait pas se représenter.
Combien de Community Manager, ont cliqué sur « J’aime » au moment de la publication de l’offre ? Comment représenter une marque qu’on n’aime pas ?
Bien sur, il y a des leviers, des stratégies de bases que l’on peut lire sur des slideshares réalisés par des agences (qui cherche à pondre quelque chose que personne n’a pondu). L’exemple de THE WorldWide en est une preuve …
Le terme Community Manager est apparu comme un cheveux sur la soupe. Avec Facebook, twitter et les autres socials médias. Mais ce que je peux vous dire, c’est que quand j’ai créé ma première communauté. Il y avait sur ce forum un bon tas de passionné, on ne parlait pas de marque, on ne parlait pas de stratégie, on ne parlait pas de marketing, et pourtant notre objectif était de partager, de construire, d’échanger, d’écrire.
« Partager des connaissances ,
Construire un réseau,
Echanger des ressources,
Ecrire des avis. »
Et tout ça pour nos membres, qui se sont inscrits de leur plein gré, sans leur dire : « En t’inscrivant tu auras le dernier tutoriel en avant première, tu auras 20 % pour toute commande. » Non, le mec il devient membre parce qu’il est passionné, c’est fou non ?
Alors avons nous créé le Community Manager parce que maintenant « Le client » ne vient plus comme ça … aurait-il besoin d’une carotte ? d’une Nounou ? Et malheureusement le mec qui dirige sa boite depuis des lustres s’aperçoit qu’il n’a plus le pouvoir et que bouffer par son égo qui le ronge de jour en jour, il se dit :
« Merde ce n’est plus moi qui décide …Je leur ai vendu mes produits avec mes pubs pendant des années et ils achetaient sans broncher. Maintenant on leur donne la parole, et je n’ai plus le contrôle sur ce que l’on pense de moi, il ne m’aime pas … » Alors, il ira voir son chargé de communication pour lui demander, « Où sont les consommateurs maintenant ? » Le chargé de communication surpris que le boss vienne lui parler lui dira que c’est écrit sur la recommandation poussiéreuse qui est sur son bureau depuis 3 mois, celle appelée »Notre présence sur les Réseaux Sociaux ».
Le boss se dit : « Bah on va faire de la pub sur ça maintenant.»
Le chargé de communication répond que ce n’est pas si simple, qu’il faudrait recruter un spécialiste. Et le patron de clôturer la discussion « Qu’on recrute un spécialiste mais pas trop cher … »
Et voilà, on se retrouve avec une offre de stage pour Community Manager Teenager qui va animer un compte Facebook de Marque « Moi-Je ». Bourré de coupons de réductions et jeux concours bidons pour augmenter le nombre de fans. Puisque le boss, de toute manière, il comprend que ça les chiffres… . On va lui donner des billets écrits par le service de communication et lui, le pauvre, se retrouvera à faire un stage improductif au possible ! le pire est qu’au final il se dira finalement Community Manager c’est pas ce que je pensais, c’est pas ce que j’avais lu. Mais vu qu’il est payé à rien faire, bah il va continuer à se dire Community Manager, jusqu’au jour où il sera face à une vraie problématique et qu’il va dire : «On met des coupons de réductions ?»
C’est ça l’avenir finalement, on va faire des réseaux sociaux ce qu’on a fait de la télévision. Une poubelle de publicité.
Alors les ego-entrepreneurs ont pourris nos boites aux lettres, ils ont pourris la radio, ils ont pourris les façades de nos immeubles et de nos abris bus, ils ont pourris la télévision et le sport. Et on va les laisser pourrir ce que le web a fait de plus humain ????
Donc non je ne suis pas Community Manager,
Je m’appelle Yoann Tissot, J’ai 27 ans, j’ai une formation de chef de projet stratégique web couplé avec une formation en psychosociologie,je suis indépendant, je suis passionné par l’esprit d’initiative, les nouvelles technologies, le sport, les gens et non je ne ferai pas de promotions sur vos réseaux car ce n’est pas forcément ça que recherche vos clients. Et non je ne représenterai pas votre marque, parce que je ne suis pas d’accord avec votre positionnement et vos actions de communications.
Ce que j’ai envie de donné Mr l’égo-entrepreneur c’est du temps, du partage, de l’écriture, de la proximité, de l’échange.
Et ce que j’ai envie de faire Mr l’égo-entrepreneur c’est d’analyser les besoins de mes communautés et non les votres. De les contenter et non de vous engrosser. Bien sur que vous me payer pour ça, pour vous enrichir, mais ce que je veux voir, c’est le e-sourire des fans sur l’un de mes commentaires et non pas votre sourire devant votre bilan comptable de votre entreprise. Car ce n’est pas pour vous que je travaille mais pour eux.
Ne l’oubliez, pas ce n’est plus vous qui décidez mais eux … »
Rien à ajouter … pour une fois qu’il y en à un qui ose dire ce que beaucoup pensent sans oser le dire/écrire … Bien entendu, Yoann est un pseudonyme et bien entendu, Yohann a écrit avec des mots tels qu’ils lui venaient. Merci à lui !







Très très bon article.
La seule chose que je pourrai ajouter, c’est que cet article va évidemment faire le tour de la communauté, car il est pertinent. Mais voilà tous les CM vont partager et approuver (j’en fais parti), alors qu’une grande partie est concernée par les piques de Yohann.
Vu que cercle du CM est un peu comme la remise des césar. Tout est beau, tout le monde s’auto congratule.
C’est un constat désolant. Autre solution, sortir de l’économie dominante et et bosser pour l’économie sociale et solidaire. Il y a de plus en plus de demandes autour des médias sociaux.
Bonjour à tous,
Je voudrais faire un point sur l’affirmation « il n’y a pas de définition claire du community management ».
C’était vrai jusqu’à cette année. Néanmoins, le célèbre Cabinet de recrutement Michael Page l’a maintenant inscris à son index des métiers 2010 !
Avant de copier collé, je ferai remarquer qu’ils annoncent cela comme ONLINE community manager. Oui, le community manager, c’est pas un métier nouveau, ça existe pour d’autres types de communautés dans la vie de tout les jours
Voilà leur présentation qu’ils en font (en anglais):
The Online Community Manager reporting to the Head of Online will implement the Company’s Online Community Strategy, managing and moderating engagement and interactivity with its audience, and fostering community spirit. This role coordinates with the Country Marketing teams to support their respective missions, ensuring consistency in voice and cultivating a strong community around the brand.
Who we’re looking for
• Work effectively without close supervision but also a team player, with the confidence to take the lead and guide other departments when necessary
• Thrive in a fast-paced, ever-changing environment
• Creative, diplomatic, cool under pressure and fantastic interpersonal skills
• Strong project management or organisational skills
• In-depth knowledge and understanding of online community platforms and their respective participants (Forums, Blogs, Photo Uploads, Profiling etc.) and how they can be deployed in different scenarios
• Ability to effectively communicate information and ideas in written and verbal format, and build and maintain internal and external stakeholder and public relationships
• Good technical understanding and can pick up new tools quickly
• Knowledge of the pest control industry a distinct advantage
• Editorial and Marketing experience
Merci pour ce « Copier/Coller » … Ceci n’empêche pas une chose : la structuration de l’offre se fait au fur et à mesure que le temps passe et que le web compile des informations ! En revanche, on voit encore un peu trop d’offres « poubelle » qui viennent parasiter un jeune métier … Je suis assez déçu de voir que les entreprises voient ce poste comme une fonction « stagiaire Geek » … Je ne pointerai pas « trop » du doigt certaines entreprises (histoire de modérer un poil quand même les avis) qui surfent sur cette « mode » pour faire leurs tests en interne. j’ai envie de rester positif et de penser que notre métier « sociabilisant » a un bel avenir.
Point positif, les grands groupes de recrutement s’intéressent à notre métier et essaye à leur tour de le structurer … le reste de la masse suivra, j’en suis certain !
Merci Astrid !
Ah et l’idée qu’une communauté est seulement formée autour d’une passion, c’est faux. La communauté peut-être fondée sur un besoin, un problème, l’admiration d’un produit, un point commun…
Pour le coté « passionné » du coté community manager. A mon avis, c’est passionné d’engager le public et la passion de toujours trouver des trucs à faire et à dire à sa communauté. D’ailleurs, chez Michael Page… Ils s’en « contre-quart » de la passion ! Le community manager dans une entreprise est un métier qui utilise des capacités marketing (pub et coupons), relations presses (gérer une partie de retour média tradis et blogs), communication (être porte parole de sa marque) et sociable (capacité à créer des relations quasi individuelles avec ses membres)
Pour répondre à un commentaire qui évoquait les métriques du community management… Perso, j’ai des chiffres à rendre. Et c’est pas le nombre de fans. J’avais trouvé ces métriques originalement d’un poste de Benoit Faverial.
« Nous devrons en déterminer de chaque type. Le nombre de membres est une base solide, qui permet de déterminer le taux de présence (pourcentage de la communauté connecté par jour/semaine), le taux de participation (pourcentage de la communauté prenant une part active par jour/semaine), le taux d’attrition (pourcentage de la communauté absente depuis X jours/semaines). Une seconde base est la participation, avec le nombre de contenus, le taux de contenus pertinents (pourcentage de non modérés), et le taux de participation (nombre de contributions pour chaque contenu, et moyenne). Ces indicateurs de KPI nous permettrons de mesurer la progression de notre communauté, et de proposer des actions pour corriger l’un ou l’autre d’entre eux. »
Perso, j’ai bien le pourcentage de non modéré… C’est un des points qui permettra à votre patron entre autre de savoir si vous êtes réactif face aux questions et réactions de la communauté ! Bien sûr pour cela, c’est bien d’avoir un back office et autres outils de mesures
Après, il y a des moyens dans chaque réseau de calculer son impact. Par exemple sur Twitter, il y a le Klout et bien regarder la « true reach », les RT et conversations. Perso, quand j’ai commencé dans ma boite, le klout était à 5… je l’ai monté assez rapidement à 22. J’en suis contente. Pareil pour facebook, il y a les fans et leur engagement dans les stats fournis. Si tu reporte à ton parton seulement le nombre de followers ou de fans et que ça lui suffit … c’est que tu fais mal ton travail et que tu n’as pas eu le courage de vraiment lui expliquer comment juger ton travail. (l’utilisation du « tu » ne vise pas Yohann mais un community manager en général).
Voilà, sinon c’est vrai que le milieu du community manager est une communauté à part enitère qui se serre les coudes, s’autro-propulse, s’inter félicite. C’est normal. Comme les entrepreneurs, comme les attachés de presse, les webmasters. Car à plusieurs… on avance plus vite, plus loin. Et pour les community managers, c’est esstentiel car les conditions de travail sont parfois en dessous de l’investissement et l’effort produit par le community manager.
Oui, on des communiquants et on affirme que le monde de notre métier comme de notre entreprise c’est le plus beau, le meilleur mais aussi en général on fait bien notre travail
Enfin, c’est vrai que la je bosse pour un produit pour lequel je suis fière et en lequel je crois. Du coup, je fais mon travail avec plus de coeur. Mais ça la volonté de travailler pour un truc « Bien »… c’est l’envie de tout le monde dans chaque métier… Comme le dit Romain Ouzeau… C’est un LUXE.
Bonjour à tous,
Je vois que ma réaction fait réagir …
Je tiens avant tout à remercier une fois de plus Mathieu pour avoir édité ce billet.
J’aimerai réagir au commentaire d’Astrid que je trouve fortement intéressant.
Je suis assez heureux de voir un Cabinet de recrutement définir les contours du Community Management et du métier de « Online » Community Manager. Mais ce n’était pas réellement le sujet.
Nous savons maintenant grâce à ce cabinet de recrutement nous définir et nous présenter à des entretiens d’embauches, car nous savons les capacités que nous devons avoir pour être un bon Community Manager. Et les entreprises savent maintenant ce qu’il faut mettre dans profils recherchés sur les candidatures.
Et c’est bien ça le problème, le cabinet de recrutement n’a rien créé, nous retrouvons ces compétences sur les blogs de Community Manager, dans Comment reconnaitre un bon Community Manager. A la limite leurs propos vont de soit.
Qui voudrait recruter un community manager, qui n’a aucune compétence dans les platforms de blogs / Réseaux Sociaux / Forum, qui n’a aucun sens diplomatique et qui ne sait pas aligner 3 mots et qui a fait toutes ces études et ces expériences dans la finance et pas dans le marketing.
Ce n’est pas vraiment le problème de fond finalement, vu que l’on sait qui est et comment doit être le Community Manager, nous avons un profil très clair avec des multitudes d’avis différents …
Après nous arrivons au terme de passion,
D’où vient la plupart des besoins ? Des problèmes ? L’admiration d’un produit ? Et un point commun ?
Nous avons des besoins et des problèmes autour de nos passions
L’admiration d’un produit, les fan d’apple sont passionnés par la marque,
Et les points communs viennent de passions communes.
Il ne faut pas voir le terme passion comme un synonyme du terme hobbie. Mais plus comme passionné, aimé, adoré, adulé. Pourquoi facebook à changer le terme « Devenir Fan » par « J’aime » ?
Si le cabinet Michael Page s’en foute du terme « Passion » c’est qu’il pense pas le métier de la même manière que moi. Et ils ont certainement raison au vu de leur renommé. Mais cela ne veut pas dire que j’ai tort
Et nous arrivons enfin aux entreprises, celles pour qui ce billet est destiné, celle qui pense que le « Community Manager » est le Must have du moment et que c’est « In » d’en avoir un.
Mais en attendant, des Community Manager, il y en a pas des milliers, malgré ce que l’on peut voir sur la toile. Donc il recrute des stagiaires d’école de Communication et Marketing qui n’ont malheureusement dans la tête pas forcément tous les leviers du métiers.
Il suffit de lire cette offre pour comprendre le problème que je met en avant dans ce billet : http://remixjobs.com/emploi/Marketing/Community-manager-Jeux-Videos,-hf/1517
Il faut lire la mission demandé, la rémunération et le profil recherché. Cette offre ne dérange personne ?
Bonjour,
Nous voudrions recruter un Community Manager, qui sache tout faire (La mission ? On a lu ça quelque part), pour pas cher (Bah on va pas investir parce qu’on sait pas si ça fonctionne),mais on ne sait pas qui(on ne sait pas trop qui recruter alors on a fait un mix de ce qu’on a lu)
Bonne journée
Comment cette entreprise pense réussir sa stratégie en ligne si elle ne se donne pas les moyens de le faire. ?
C’est vraiment ça l’objectif de billet, dire aux entreprises que le community management c’est ni un pansement, ni un remède, ni un désinfectant. C’est juste un moyen de plus de ne pas tomber.
J’ai beaucoup aimer ta réaction Astrid, car tu aimes ta marque et tu as une bonne connaissance des outils à présenter à ton patron, penses-tu qu’un stagiaire CM ou un « auto-proclamés » savent tout ça ? Je ne suis pas sur … donc le Community Manager est considéré dans beaucoup de boite comme celui qui fait gonfler les chiffres Facebook et non comme un réèl stratège 2.0
Bonne journée à vous et Merci pour toutes vos réactions, ça permet de voir qu’on est moins seul.
Fiou ! En voilà un billet engagé !
Peut être un peu trop ? Je m’explique :
L’analyse est bonne et parfois j’en pense pas moins sur l’engouement actuel pour les Community Managers… Tous veulent faire vite (à l’américaine) : on pond des annonces bidons et on veut profiter du canal pour communiquer sur nos produits, nos services, sans prendre le temps de comprendre réellement ce qu’est le métier de base : l’échange, le partage… ce qui a déjà été dit dans les commentaires précédents.
Là où je trouve que la critique va peut être loin, c’est sur les autres médias de communication : TV, radio, affichage… Il ne faut pas tous confondre et remettre en cause 50 ans de marketing et communication. Si les choses on été faites ainsi et qu’elles ont perduré, c’est bien parce qu’elles ont fonctionné à un moment donné… Oui parfois avec une carotte ! C’est malheureux mais s’ils continuent c’est que ça marche encore assez…
On peut critiquer les boss qui ne voient que les chiffres et ne s’attardent sur rien d’autre… (et il ne faudrait pas généraliser, car certains voient peut être plus loin que le bout de leur nez… cf post d’Astrid sur les différentes métriques…). Mais je voudrais rééquilibrer la balance (c’est à ça que sert nos avis…) en disant que l’on ne peut pas réduire les médias sociaux aux simples « échanges de connaissances ». En effet, Internet est aujourd’hui l’un des premiers canaux pour communiquer sur leurs activités, ils auraient tort de s’en priver !
Selon moi les discussions, le partage et l’échange prennent leur source dans la publicité même des annonceurs : c’est elle qui est souvent à l’origine des débats tels que celui-ci… On ne peut donc pas parler de la télévision comme « poubelle de publicité » (même si parfois c’est tentant ^^) ou alors cela voudrait dire que les discussions qui vont en découler sur Internet seraient aussi considérées comme tel… Non ?
Aujourd’hui les passionnés échangent sur les produits et services de ceux qui font vivre cette passion ! Ex : les addicts des jeux vidéos s’épanouissent sur les réseaux à parler des dernières sorties, de la publicité qui a marqué par son originalité, de la nouvelle console dont on parle à la TV ou encore sur les blogs ! Et franchement, même si je suis d’accord avec Yoann en ce qui concerne les concours et autres qui ne valent pas une vrai communauté : si un gamin en partageant ou en invitant c’est copains sur FB pouvait toucher son jeu à 30 euros au lieu de 70 euros, il serait heureux croyez moi ! Et ce ne serait pas pour autant un internaute forcé à aimer la marque…
Pour conclure, la critique est bonne à prendre sans être trop radical : le community management a sa place, mais n’est pour le moment pas exploité a sa juste valeur… CF : les offres d’emplois, les concours et événements peu originaux ou encore la communication unilatérale…
Merci à Anov de faire avancer le débat et à Yoann pour son billet, qui met en valeur ce qu’en effet les gens pensent tout bas … !
Très bon commentaire Julien,
J’ai peut être été un peu fort au sujet de la télévision et de la publicité, mais en reprenant ton exemple.
J’ai dans mon réseau Facebook et Twitter 15 hardcores gamers, des connaissances de l’ancien temps, la sortie d’un jeu débarque et l’offre promotionnel sur les réseaux est donc « Inviter 30 amis à rejoindre le groupe pour recevoir le jeux à 30 € au lieu de 70 €. »
Mes 15 potes bah ce qu’ils vont faire c’est d’inviter les 15 premiers potes pris au hasard dans leurs friends listes et polluer la timeline Twitter pour que tout le monde rejoignent le groupe en question pour économiser 40 €
Personnellement ce jeu ne m’intéresse pas et le groupe non plus mais vu que j’ai 15 potes qui pensent que ça va m’intéresser, bah il m’invite une fois : je refuse, 2 fois : je refuse, 3 fois : Je bloque les invitations.
Donc oui on a un content car il a eu son jeu à 30 € mais combien mécontent d’avoir été pollué par une marque qu’ils ne connaissent pas et qu’ils veulent plus connaitre ?
C’est de cette pollution dont je parle. Je ne veux pas recevoir ces invitations, et pourtant on m’y oblige.
Donc d’accord pour la télévision on a pas le choix et ça marche
Je suis devant mon feuilleton préféré, je vois une pub pour les tampons et pourtant je suis pas la cible et ensuite une pub pour les nouveaux appareils photos derniers cris, je deviens une cible
La télévision est dans le mass market plus ou moins ciblé sur l’heure de diffusion et les saisons.
Ne penses-tu pas que les réseaux sociaux sont un peu trop pris comme des outils (des solutions ?) pour toucher encore plus de gens cible ou non ?
Je n’ai juste pas envie que les réseaux sociaux deviennent des solutions de marketing de masses car ce sont des outils formidables pour toucher des cibles précises
J’ai préconiser à un client un jour qu’il fallait mieux avoir 200 fans actifs que 2000 zombies, il m’a demandé pourquoi ?
Je lui ai répondu que 200 fans actifs étaient fortement plus favorables vers un partage de contenu car ce sont de vrais fans, ils ne sont pas venus pour une promotion qui ne fonctionne plus maintenant …
Il m’a répondu, nous devons faire de la promotion alors
C’est cette réflexion linéaire qui m’énerve, j’aime et je veux croire que les gens ne sont pas que des bandes d’intéressés à l’affut de chaque promotion sur les réseaux sociaux comme on collection les coupons de réductions des supermarchés.
C’est pour cela que j’y vais peut être un peu fort avec les autres médias, ça fait longtemps que ça fonctionne comme ça, d’un autre coté on a rien proposé de nouveau …
Et maintenant qu’il y a quelque chose de nouveau, on prend les mêmes et on recommence j’ai pas envie que ça arrive
Merci pour ton commentaire Julien
Yohann… Pas de chance !
« tu as une bonne connaissance des outils à présenter à ton patron, penses-tu qu’un stagiaire CM ou un « auto-proclamés » savent tout ça ? Je ne suis pas sûr »
je suis stagiaire CM ! J’ai 22 ans et je n’ai que 8 mois d’expérience en entreprise à mi temps.
Je suis une auto proclamée. Enfin non, je préfère les termes autodidacte… Auto-motivée, auto-convaincue par ce métier.
Pour le métier de Community Manager en ligne, je le vois aujourd’hui assez simplement : Le community manager est autant un modérateur et qu’un animateur (cette définition devient de plus en plus réaliste quand la communauté s’agrandie). Dans ce cadre, la mission peut-être confiée à un stagiaire s’il est attentionné. Quelqu’un qui en fait plus… c’est un chargé/responsable communication.
Le responsable communication a tout intérêt à avoir une grande (ou dans le cas d’une start up, la totale) main sur le community management. Mais il en reste un chargé de com, ce n’est qu’une corde à son arc. (et celui là est payé en conséquence).
A ce titre, je me souviens lorsque j’avais critiqué la communication twitter de FaberNovel, ils m’avaient proposé de postuler à un poste CDD de responsable de com. (je me sentais pas encore assez solide pour postuler). Ce sont ce type de démarches qui permettent un web sain. (ils ont d’ailleurs revu leur style sur twitter depuis et ça s’est vite senti en termes de fans)
J’avouerai entre le travail que j’ai fait dans mon stage de 7 mois pour un blog d’applis iphone et le boulot que j’effectue maintenant… Il n’y a aucune similitude autant dans les compétences que l’investissement personnel. On m’a embauchée en stage en tant que community manager mais au final, je fais beaucoup plus alors le contrat et le titre de ma fonction évolue.
Néanmoins, la situation du community manager où l’entreprise veut qu’il soit le chargé communication web avec des compétences dans les stratégies réseaux sociaux.. Le « mouton à 5 pattes » (la bonne poire ?) ne doit plus être tolérée. L’employeur profite (ou subit) du flou sur le community management pour proposer des offres sans nom. Alors oui, le statut de CM en devient inacceptable. Et que des groupes se créent (j’en suis administrateur mais ce n’est pas mon initiative) comme celui ci: http://www.facebook.com/group.php?gid=124335740914160&ref=ts Non ! Le community management n’est pas un poste de stagiaire.
L’annonce proposée pour les jeux vidéos, entre l’indémnisation au minimum, l’exigence d’une sur-éducation, les missions multiples. C’est vraiment indigne.
Pour repartir sur la passion, si pour la plus part des tes arguments, je te suis Yohann. Je me pose des questions sur la pertinence voire la légitimité d’affirmer que ne pas avoir d’argent, de subir le racisme, l’homophobie, ou avoir comme point commun être papa, cadre sup, ect est une passion ! Cela peut former des communautés puis des associations puis des pages facebook. Alors il y aura des « like » « j’aime » Sos racisme, « like » homoparentalité. En fait, c’est le dévouement du mot approuver vers le mot aimer.
C’est à mon avis, un problème de sens qui en découle mais un bon point marketing.
Après, tu parlais du danger que l’entreprise voit la présence de sa marque sur les réseaux sociaux comme l’occasion d’avoir une nouvelle plateforme de pub. Tout d’abord, il est évident que l’aspect feedback et conversation sont deux choses humaines et qui doivent rester au coeur du social commerce.
En outre, le problème dans l’exemple de la réduction sur les jeux vidéos est le suivant : c’est du spam. C’est une action à but prospecter de nouveaux fans et clients. Or, ce genre d’action ne rentre pas réellement dans la logique de la communauté mais rentre dans la logique marchande. Cette barrière entre spam et animation est parfois difficile à faire. Pour s’assurer, de ne pas dépasser le travers du spam, il faut s’imposer comme limite un nombre de personne qu’un fan peut toucher de manière intelligente et ciblée. Je pense que en fonction du produit pour un utilisateur lambda, l’utilisateur aura une capacité de cibler 5 à 10 de ses contacts facebook dans le cadre de l’offre. Mais demander un nombre supérieur pousse l’utilisateur à proposer à des gens non ciblés des offres qui ne les intéressent pas.
C’est donc confondre le fan engagé qui pourrait être l’ambassadeur de sa marque avec un serveur de mailing ! C’est donc comprendre que les réseaux sociaux, s’ils sont de masses, ne doivent pas chercher à faire des opérations de recrutement de masse. Le recrutement de masse doit se faire soit par les voies classiques déjà bien rodées ou en reel dans le magasin et lieux de vie du consommateur (animation de street marketing et animation magasin).
Les réductions en ligne doivent donner un sentiment de privilège pour réussir. (parce qu’ils ont prouvé leur dévouement, ils ont droit à un plus… mais pas le schéma inverse !!)
(oui je donne des conseils gratuits, c’est comme ça ! )
Je vous remercie de ce débat fort intéressant, de supporter mes remarques et de lire malgré la longueur
Encore un commentaire fort intéressant,
On sent de la passion quand tu écris, ça se voit que tu fais ce métier par vocation, ça doit se ressentir lors d’un entreprise d’embauche…
Tu es malheureusement un cas presque unique, de stagiaire qui veut faire ce métier car c’est ce qu’il lui correspond le mieux. De plus tu as la chance de représenter une marque que tu aimes.
Ce qui est triste et je te rejoins largement la dessus, c’est que le Community Manager n’est pas apprécié et représenté à sa juste valeur.
L’entreprise prend un community manager pour prendre un community manager
Le stagiaire (et je généralise) prend ce poste parce que c’est à la mode et n’a aucune compétence.
C’est le serpent qui se mort la queue finalement. Comme l’entreprise recrute un stagiaire pas compétent, elle ne peut pas se rendre compte de ce qu’un CM peut apporter. Et vu que le stagiaire CM est plus que débutant il ne sait pas ce qu’il faut faire. Donc il reproduit bêtement des shémas déjà fait.
Au sujet de la passion je te rejoins sur certains points mais je pense qu’on peut être passionné par l’action d’SOS racisme, ou d’être passionné contre l’homophobie.
A ce niveau la, je joue plus sur les mots qu’autres choses. Mais c’est ma façon de voir la passion et j’aime croire à tort ou a raison que c’est la bonne façon. Que l’on peut tous se passionner pour quelques choses et ainsi être actif.
J’aime beaucoup cette discussion Astrid
C’est magique de voir le potentiel du web 2.0 > vos commentaires ont apporté ce qu’il manquait à cet article : le débat !
Je suis globalement d’accord avec vous puisque vous résumez assez bien les problématiques actuelles du Métier et de son développement. Je resterai (et là je me positionne en tant que responsable d’agence) quand même un poil plus modéré sur les manières que peuvent utiliser les marques pour parler « Commerce » avec leur communauté. Il est assez facile pour nous d’imposer des systèmes de partages « Commerciaux » dans nos discours avec les marques puisqu’au final nous sommes dans le rôle de l’apporteur de conseils !
De mon côté, sans parler de web poubelle, je préfère proposer aux communautés des avantages « exclusifs » sans mode de partage par parrainage. Je trouves la démarche bien plus « politiquement correcte » … N’oublions surtout pas que nous sommes sur des stratégies long terme et que les méthodes ne sont plus les mêmes. Ici je fais un parallèle entre publicité intrusive (système de publicité « classique ») et publicité « exclusive » (type couponing de remerciement). Le web 2.0 nous offre un formidable outil de communication et nous permet de faire pénétrer la marque dans l’intimité (relative, n’y voyais pas un quelconque mauvais terme) des internautes.
Je pense que c’est à nous de faire respecter les règles des communautés et de proposer au client ce qui, au final, est internet à l’heure actuelle … Les internautes ont pris le pouvoir, aux marques de se ré-adapter encore une fois aux nécessités de ce système de communication.
Merci à vous encore