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nov 2011 14

#VMV… de Community Manager! Ép.5

Posted in Dossiers, Web Série 2/0 - vu 501 fois

 

Bonjour à vous tous et bienvenue une fois de plus dans votre web série «Vis ma vie… de Community Manager»!
Dans l’épisode précédent, nous avons fait le point sur les notions et les outils essentiels à notre métier. Si toutefois des questions subsistent, ne les laissez pas en suspend et discutons-en!
Facebook, Twitter, LinkedIn… What else?
Aujourd’hui changeons d’angle d’attaque et étudions ensemble l’utilité du community manager sur les réseaux sociaux internes. Car oui, ils existent!
L’étude s’articulera en trois points, avec dans un premier temps des exemples de communautés internes, puis nous observerons les bénéfices pour l’entreprise et les bénéfices pour les collaborateurs de la mise en place d’un espace 2.0 interne. 

Qu’est ce qu’une communauté interne?

La réponse est dans la question! Il s’agit tout simplement d’une communauté dotée d’une restriction aux seuls collaborateurs d’une même entreprise. Le droit d’inscription est donc soumis à des critères spécifiques dictés par l’instigateur de la plateforme.
Le réseau social d’une entreprise peut se constituer de plusieurs communautés internes.
Les communautés de pratiques (CoP) interviennent lorsque plusieurs personnes collaborent dans un projet commun. Le partage d’informations, d’idées, et par conséquent de solutions se réalise via le web. Les points positifs sont une accélération des échanges ainsi qu’une facilité à communiquer et à partager ses idées.
Les communautés transversales pour l’innovation permettent le partage d’idées sur un sujet précis, que l’on peut comparer à un sondage express où tous les membres d’une entreprise peuvent s’exprimer. Cet usage permet l’implication des collaborateurs et valorise leurs points de vues.
Les communautés d’organisation ont pour objectif de regrouper les différents départements ou postes de l’entreprise entre eux (direction des ventes, commerciaux, comptabilité…). Le bémol de cette communauté est le risque de créer un certain nombre de clivages au sein de la structure… A manipuler avec précaution donc!

 

La création d’un réseau social interne entraine deux sortes de bénéfices.




Tout d’abord, des bénéfices pour l’entreprise elle-même!
Le principal impact positif d’un réseau interne se fait ressentir au niveau des salariés. La plateforme sociale est un espace où chacun peut s’exprimer, et «exister» (certains employés n’ont pas obligatoirement la possibilité d’exprimer leur point de vue pendant les heures de travail). Leur implication et leur fidélisation ne peuvent qu’avoir de bonnes répercutions sur leur travail.
En découle le deuxième point, à savoir le repérage de «talents cachés»! Car non, l’espace de partage ne sert pas à balancer la dernière blague du service (le partage doit être instructif) mais bien au contraire l’intervention des collaborateurs peut être révélateur de très bonnes surprises…
Troisième grande ligne positive, le réseau social interne permet le décloisonnement de l’organisation. Même si dans l’absolu tout le monde sait que Marc DUPUIS est le directeur, les échanges entre paliers hiérarchiques sont facilités. Personne ne va se plaindre d’avoir des réponses à ses questions en 5 minutes alors qu’avant il fallait attendre un ou deux jours…
Enfin le réseau interne augmente la performance des collaborateurs qui ont à leur disposition un outil simple et efficace pour partager les informations (brainstorming), les traiter et prendre les bonnes décisions.

 

Les bénéfices sont également valables pour les membres!
Qui dit «social» dit intégration. Les nouveaux arrivants de l’entreprise auront par conséquent la chance de pouvoir s’intégrer plus rapidement (découvrir qui est qui, qui fait quoi…) et de pouvoir se présenter par la même occasion (description dans leur profil).
Un autre bénéfice est la possibilité de trouver de l’aide pour des sujets divers en développant des partenariats internes. Il ne s’agit pas ici de «faire du social», mais bien de rechercher ensemble une solution à d’éventuels problèmes liés au travail. Pourquoi pas créer une notice de fonctionnement pour tel ou tel outil, ou une entraide entre anciens et nouveaux… Les possibilités sont nombreuses!
Enfin, chaque utilisateur aura l’occasion d’être reconnu par ses pairs. Nous savons tous que le bien-être au bureau et la productivité sont étroitement liés. Ainsi même les plus réservés, ceux qui ont des difficultés à s’exprimer en public auront là un outil idéal pour rompre leur silence et communiquer librement avec le reste des collaborateurs.

 

Avez-vous désormais une vision plus précise de l’utilité et des retombées positives d’un réseau social interne? Le Community Manager, en plus de son rôle de gestionnaire de l’E-réputation d’une entreprise, a son rôle à jouer au sein même de celle-ci. Son intervention peut donc être à l’origine d’une amélioration du bien-être et de la productivité des collaborateurs. Du positif pour les salariés, du positif pour l’entreprise… What else?

 

Remarque: Vous trouverez des exemples de réseaux sociaux internes dans des entreprises telles que Bouygues (http://www.bouygues.com/fr/developpement-durable/enjeux-et-politique/presentation/presentation/bypedia/), Ubisoft, le CEA, et bien d’autres (http://www.journaldunet.com/solutions/intranet-extranet/les-reseaux-sociaux-internes/les-initatives-de-danone-afd-lufthansa-et-veolia-environnement.shtml)

 

 

À propos de Rémi Texier

Rémi Texier

Né le 19 février 1988, je suis passé par l'ESCEM Bachelor, et suis actuellement une formation en management et communication. Attiré par la sociologie et le comportement humain dans son sens général, les voyages sont mon credo. J'ai notamment vécu deux ans en Espagne, et eu l'occasion de visiter la plupart des pays européens. J'apprécie particulièrement l'observation active et la gestion des rapports humains. Vous pourrez également passer des heures à débattre de géopolitique, d'économie, ou bien d'histoire avec moi.


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